La Fédération Trans et Intersexes a été créée le 18 mars 2017, avec pour objectif de faire avancer la cause des personnes trans et intersexes en France.

Nos valeurs :

Les valeurs de la Fédération Trans et Intersexes sont : l’autodétermination, l’autonomie, l’autoorganisation, dans une approche non médicaliste, non sexiste, non raciste, non validiste, non classiste, et contre l’ensemble des discriminations, notamment et en particulier celles frappant les travailleur/ses du sexe et les discriminations sérophobes.

Les organisations membres ne peuvent signer des textes en opposition avec les revendications de l’Existrans 2016.

Pour être membre de la FTI, une organisation doit être dirigée majoritairement par des personnes trans et/ou intersexes. Son objet principal doit être la défense des droits des personnes trans et/ou intersexes. L’entrée d’une nouvelle organisation dans la fédération est toujours soumise à une première présentation par tout moyen à sa disposition, puis au vote majoritaire des organisations membres lors d’une discussion physique.

Les réunions de la fédération ne sont pas ouvertes aux personnes cis dyadiques, sur la base de l’autodétermination.

Les revendications de l’Existrans 2016 étaient :

  •  Le changement d’état-civil libre et gratuit en mairie, sans condition médicale (ni stérilisation ni suivi psychiatrique), sans homologation par un juge.
  • La suppression de la mention de sexe à l’état-civil et sur l’ensemble des documents d’identité.
  • Le libre choix des parcours médicaux, sur la base du consentement éclairé, avec le maintien des remboursements en France et à l’étranger.
  • Le démantèlement des équipes et protocoles hospitaliers et la formation des médecins et chirurgiens français pour un suivi médical de qualité, respectueux et dépsychiatrisé.La formation et la sensibilisation des personnels en contact avec les personnes trans et intersexes (santé, éducation, social, administratif, justice, prisons, etc.), en lien avec les associations trans et intersexes.
  • La mise en place de mesures pour favoriser l’accès au monde du travail et aux études et pour protéger les salariéEs trans et intersexes.
  • La suppression des tests d’identification sexuelle pour les compétitions sportives.
  • Le financement de campagnes de sensibilisation, en collaboration avec les associations trans et intersexes, pour lutter contre la transphobie et les violences médicales et sociales contre les personnes intersexes et pour la visibilité des personnes trans et intersexes.
  • Le financement de la recherche et de la communication sur la santé des personnes trans et intersexes et de leurs partenaires (VIH/sida, hépatites, IST, effets des traitements à long terme, interactions médicamenteuses, etc).
  • L’abandon des lois pénalisant le travail du sexe précarisant et mettant en danger les personnes trans et intersexes concernées, y compris la pénalisation des clients.
  • Le respect des droits humains pour les personnes trans et intersexes en milieu carcéral.
  • La reconnaissance et la prise en compte de l’extrême fragilité sociale des personnes trans et intersexes migrantEs sans papiers dans les demandes de régularisation et d’asile.
  • L’arrêt immédiat des opérations et des mutilations, des stérilisations, “traitements” chimiques ou hormonaux forcés, des pratiques psychiatriques imposées sur les enfants et adolescent-e-s intersexes, l’accompagnement psychologique non pathologisant de leurs parents et l’accompagnement à l’auto-détermination des Intersexes, conformément à la résolution 1952 (2013) du Conseil de l’Europe pour le droit des enfants à l’intégrité physique.
  • La suppression de la caractérisation de l’intersexuation comme “troubles du développement sexuel” dans la classification internationales des maladies et sa déclinaison dans les textes réglementaires en France.Le retrait du « trouble de l’identité sexuelle » des manuels internationaux de diagnostic : DSM V et CIM 10.
  • L’accompagnement des enfants et adolescents dans leur autodétermination, y compris le respect et la protection de toute expression de genre, le respect des prénoms et genre choisis, notamment dans le cadre scolaire, l’accès sur la base du consentement éclairé aux traitements hormonaux et/ou bloquant la puberté, comme aux autres traitements ou opérations, et l’accès au changement d’état-civil.
  • L’accès à la PMA et le respect des droits des parents trans et intersexes, notamment par la modification des actes officiels des enfants et des partenaires.
  • La prise en compte par les médias du kit de l’Association des Journalistes LGBT (AJL) pour le respect des personnes trans et intersexes.